Avec Jean, photographe amateur

Pour moi, Jean était un client sympa parmi les autres. Malgré sa cinquantaine d’années, je lui trouvais beaucoup de charme. Il passait tous les matins prendre son café à heure régulière, s’installait à la même table s’il le pouvait, ouvrait son journal Le Monde et commençait à le feuilleter en attendant que je vienne le servir. Nous bavardions un peu. Il avait de l’humour, de la classe et une façon de me regarder qui me laissait deviner qu’il se serait bien taper une petite minette comme moi. Mais bon ! Entre nous, c’était toujours resté très correct. Il me complimentait souvent sans jamais chercher à aller plus loin.

Je savais qu’il occupait un poste important dans une banque et qu’il était divorcé. Quant à moi, je me sentais toujours flattée quand il remarquait ma nouvelle coiffure, un nouveau maquillage ou un nouveau chemisier. J’ai toujours aimé plaire et je suis une jeune femme très coquette. Dans le bar, d’autres clients me draguaient plus ouvertement mais Jean, lui, gardait des distances et mettait beaucoup de tact dans ses petits commentaires sur mes nouvelles tenues. Aussi, je montrais souriante, aimable et ce n’était pas seulement pour le large pourboire qu’il me laissait chaque jour…

Il y avait une petite complicité entre nous qui s’arrêtait dès qu’il quittait le bar. Le dimanche, il échangeait son costume cravate pour des vêtements plus décontractés mais il restait habillé avec goût. J’avais compris qu’il était passionné par la photo sans savoir quelles étaient les choses qu’il aimait trouver devant ses objectifs. Le week-end, il arrivait parfois avec tout son matériel rangé dans un sac jusqu’au jour où il s’est amusé à me mitrailler pendant que je faisais mon service, mon plateau à la main.

Quelques jours plus tard, il me remettait une dizaine de clichés. Les photos étaient réussies et j’étais assez fière. Alors que je lui portais sa note, il m’a murmuré, pour ne pas être entendu par les autres clients :

-« Vous n’aimeriez pas poser pour moi ? Ce serait des séances rémunérées, bien entendu. »

Je me souviens avoir un peu rougi comme si j’avais déjà deviné, inconsciemment, quel était le genre de photos qu’il comptait faire avec moi. Devant ma surprise, il a continué :

-« Je vous trouve très séduisante. J’aimerais beaucoup que vous posiez pour moi. Je vous laisse réfléchir. Généralement, je donne mille francs (c’était, il y a deux ans, bien avant le passage à l’euro) de l’heure à mes modèles. Parfois plus… »

Il n’a plus rien ajouté et m’a réglée avant de se lever de sa table, me laissant un pourboire encore plus généreux que d’habitude. Je n’ai rien dit à mon copain Max. Mais mille francs de l’heure, c’était considérable pour nous, d’autant plus que nous étions dans une période très difficile, lui au chômage et moi seule pour tout assurer. J’avais très bien compris que Jean voulait faire avec moi des photos assez coquines. Je n’ai jamais été pudique et l’été, j’adore aller sur des plages naturistes. Ce n’était donc pas un travail qui me serait difficile. Jean a attendu que ce soit moi qui revienne vers lui. J’ai hésité plusieurs jours mais en quelques heures, je pouvais gagner presque autant que mon mois de serveuse. C’était tentant.

Un matin, je lui ai demandé des précisions sur son offre. Il m’a simplement tendu une carte de visite et m’a demandé de l’appeler dans la journée, à son travail. Mon copain Max n’était toujours au courant de rien et j’étais très émue lorsque j’ai téléphoné à Jean. Il m’a parlé un long moment. D’abord, il était très heureux de mon appel puis, il m’a parlé de plusieurs possibilité. Il y avait le soft. C’étaient les séances rémunérées à mille francs de l’heure. Si les filles acceptaient d’aller plus loin, il donnait beaucoup plus, mille cinq cent ou deux milles. Plus, c’était se masturber devant son objectif, utiliser des godemichés, se pénétrer, faire des plans un peu plus hard. Chose étrange, j’étais troublée, tout en l’écoutant, par la voix de Jean et ce qu’il me disait. Il était voyeur et parlait naturellement de ses envies, sans la moindre vulgarité. Il me donnait presque envie de satisfaire son voyeurisme sans qu’il soit question d’argent entre nous. Le fait qu’il soit plus âgé que moi me rassurait mais m’excitait aussi. Je lui trouvais beaucoup plus de maturité que chez mon copain. Il y avait quelque chose qui faisait très homme chez lui, avec une manière fascinante de parler aux …

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